EN
FRANCE : on avance, puis en recule.....
Enfin
un établissement public : l’ADEME reconnaît les déplacements
à vélo (26 juin 2006)
L'ADEME (Agence de
l'Environnement et DE la Maîtrise de l'Energie) vient de décider
d’indemniser l'usage du vélo personnel pour les déplacements
professionnels de proximité. Cette application, compte tenu de
la modestie de son implication financière (4,56 € par mois),
relève du symbole mais atteste de la volonté réelle
pour l'établissement de mettre ses discours en cohérence
avec ses actes. Il faut préciser que l'Ademe, établissement
public, s'appuie sur des textes réglementaires "fonction
publique" qui permettent de verser cette indemnité et notamment
l'article 36 du décret de 1990 et l'article 3 de l'arrêté
du 1er juillet 1999. Contact : Ruven.gonzalez@ademe.fr
C'est
un début, mais avec bémol : 4,56
€/mois, c'est environ
- 5 fois moins que les indemnités
kilométriques belges (qui sont exonérées d'impôts
à hauteur de 0,15 € / km) accordées aux cyclistes
pour un trajet quotidien par exemple de 6 km aller-retour,
- 2 fois moins que le chiffre des "experts" de l'ADEME elle-même
indique comme coût des trajets à vélo dans le "Guide
Semaine de la Mobilité 2006"
Mais surtout, ça ne règle pas un problème à
mon avis plus gênant pour les fonctionnaires : celui de l'assurance.
Un fonctionnaire qui prend son véhicule personnel pour un déplacement
professionnel est assuré par l'employeur si ce véhicule
est une voiture, mais pas du tout si c'est un vélo (même
dans le cas où le cycliste n'est pas responsable du sinistre)
Monique Giroud
...et
finalement ce début est annulé en juillet 2006....
Un nouveau décret du 3 juillet 2006 qui abroge
(art 12. VI) purement et simplement bon nombre d'articles dont l’article
36 du décret de 1990 qui disait : "l'agent autorisé
à faire usage de sa bicyclette pour les besoins du service ...".
Aujourd'hui le nouveau décret dit seulement que : "Les agents
peuvent utiliser leur véhicule terrestre à moteur, sur
autorisation de leur chef de service, quand l'intérêt du
service le justifie." et ne dit rien pour d'autres véhicules
personnels tels que le vélo...
Certes cela ne concerne que les administrations et les établissements
publics, mais en terme d'Etat Exemplaire c'est encore un recul symbolique
de la place du vélo dans nos ministères. Ce décret
est signé par le Premier Ministre et par plusieurs ministres
dont la ministre de l'écologie et du développement durable,
Nelly Olin....
EN
BELGIQUE
La
logique est en faveur du vélo : non
seulement le barême kilométrique est applicable par l'employeur,
il a même été valorisé pour monter à
0,20 € / km vélo : Ci-après, un extrait de la Lettre
d'information 31 du GRACQ
"Les
personnes qui se rendent au travail à vélo peuvent se
réjouir : un projet de loi prévoit d’augmenter l’indemnité
kilométrique de 0,15 € à 0,20 €. Pour ceux qui
l’ignorent, la “prime vélo” est versée
par l’employeur aux membres de son personnel qui effectuent le
trajet domicile-travail – ou une partie de celui-ci – à
vélo. Cette prime est exonérée d’impôt
à concurrence de 0,15 € du kilomètre (bientôt
0,20 €) : un petit geste pour remercier le cycliste de prendre
soin de la nature, de sa santé et de celle des autres, pour le
remercier également de désengorger les artères
urbaines.
Autre nouveauté : cette indemnité sera soumise à
indexation. Une excellente nouvelle : alors qu’elle existe depuis
une dizaine d’année, la “prime vélo”
n’avait encore jamais été indexée et perdait
donc de son attrait au fil du temps.
Enfin, les travailleurs qui bénéficient d’un “vélo
d’entreprise” profiteront également d’une exonération
fiscale, y compris pour les frais d’entretien et de garage. La
mise à disposition d’un vélo par l’entreprise
n’est donc plus considérée comme un avantage en
nature, et n’est dès lors plus taxable. Cette mesure est
en outre cumulable avec l’exonération fiscale de l’indemnité
kilométrique. " source : http://www.gracq.be/AVELO/006AuBoulot
Fiscalité
- Généralités
haut
de page
Profession
libérale : Médecine
Appel à contribution : Si vous avez des informations concernant
d'autres corps de métier, merci de nous les communiquer, nous
les mettrons sur le site.
Suite à la question posée par un utilisateur, je viens
à mon tour d'appeler impôt service et un inspecteur m'a
rappelé. A la question: "Est-ce que les frais de vélo
comme moyen de transport domicile - travail sont déductibles
des revenus?", sa réponse est “bien sûr,”
avec les précisions suivantes :
- Il n'y a pas
de barème kilométrique pour les vélos comme il
y en a pour les autos et les motos (même si, au vu du code de
la route, le vélo est un "véhicule")
- Si le velo coûte
moins de 500€ et qu'il a été acheté l'année
de la déclaration, il peut passer entièrement dans les
frais réels, au même titre que les achats de casque,
patins de frein, roues, compteur, garde boues, sacoches....
- Si le vélo
vaut plus de 500€, il faut l'amortir sur 5 ans.
Informations tirées du guide DB5F25 des impôts.
Professions
libérales - généralités
Suite
à un entretien téléphonique avec le service des
impôts Versailles Ouest, j'ai eu l'information suivante concernant
les déclarations BNC (Bénéfices non commerciaux,
La revue "Panorama du médecin" parle vraisemblablement
de cette catégorie) :
Selon le CGI (Code Général
des Impôts), art. 93.1), on peut déduire soit les frais
réels de son véhicule, soit les frais forfaitaires basés
sur le kilométrage.
Problème:
il n'est JAMAIS précisé si le terme "véhicule"
englobe aussi le véhicule non motorisé. Selon le Code
de la route, le vélo est un véhicule. Mais selon
le Code général des impôts (CGI),
aucun barème kilométrique n’est publié pour
le véhicule “vélo”.
1ère
grande lacune du CGI : Aucune mention du vélo
comme moyen de transport professionnel, trajet domicile-travail.
La personne avec qui j'ai parlé m'a dit qu'en toute bonne foi,
ce qui est applicable à la voiture et aux deux-roues motorisés
2RM est applicable au vélo, mais ce n'est pas ECRIT littéralement,
nulle part !
En
BNC, on a deux options pour déduire les frais de déplacement
:
A ) frais réels (sur justificatifs) ou B) frais forfaitaire (barème
pour kilométrage)
A) frais réels = achat du casque, cadenas, patins de freins,
pneumatique, rétroviseurs, frais d’entretien, chaine etc,
selon la logique : ce qui est admis pour la moto doit être permis
pour le vélos... Ne sont pas couverts: les amendes, les cotisations
à un club d'utilisateurs (auto, moto, donc par extension, vélo)
L’option A s'applique donc au vélo par extension, mais
je répète il n'y a pas expressis verbis "véhicule
non motorisé" écrit dans les textes!
B) frais forfaitaires = évaluation des frais selon le barème
kilométrique qui est publié chaque année.
2e grande lacune du CGI : il n'existe AUCUN BAREME VELO
(contrairement à la situation en Belgique, voir texte ci-dessous)
L’option B est donc inapplicable au vélo en France. Il
serait vraiment utile de tenir compte du vélo puisqu'il y a un
barème kilométrique applicable aux vélomoteurs
ou aux scooters, pour les trajets domicile-travail. Ce barème
prend en compte "la dépréciation du véhicule,
les frais d'achat du casque et des protections, les dépenses
de réparation et d'entretien, les pneumatiques, le coût
du carburant et les primes d'assurance."
(Le Particulier, janvier 2005, Guide de la déclaration de revenus,
page 69).
A
part le carburant, les autres éléments s'appliqueraient
parfaitement au vélo.
(page 102, frais de déplacement: rien sur les vélos)
Digresssion
: Le barème kilométrique est publié chaque année,
il est établi selon la logique : plus un véhicule a de
chevaux, plus il est indemnisé; plus une véhicule pollue,
plus il est gratifié en terme de remboursement par kilomètre
parcouru. L'incohérence avec la démarche GRENELLE
de l'environnement est patente.
3e grande lacune du CGI :
en tant que professionnel en libéral, si on utilise deux ou plusieurs
moyens de transport (voiture, moto, vélo), on est obligé
de choisir l'une ou l'autre option (A ou B). Comme il n'y a pour l'instant
aucune possibilité de choisir A (par exemple pour le vélo),
et B (pour la voiture), et comme il est impossible de choisir B pour
le vélo (aucun barème n’existant), le médecin
doit par conséquent mettre la voiture (le scooter, la moto etc.)
dans l’option A, s'il veut combiner les moyens de déplacement
et bénéficier de déductions de frais pour le vélo.
Pour aller plus loin:
4e grande lacune du CGI :
Il y a un crédit d'impôt (CGI, art. 200 quinquies) pour
"L'achat ou la location d'un véhicule neuf non polluant,
ainsi que la pose d'un système anti-pollution sur certains véhicules
récents" (Le Particulier, janvier 2005, Guide de la déclaration
de revenus, page 246)
La question évidente qui se pose : à quand la prime ou
le crédit d'impôt quand on n'achète PAS de voiture?
quand on utilise les transports en commun? lorsqu'on achète un
vélo? ou que l'on décide d'aller à pied au travail
? Ou qu'on opte pour le télé-travail ne nécessitant
aucun déplacement? On est gratifié quand on pollue moins,
mais aucune prime pour celui qui ne pollue point....
En
résumé, il y a 4 grandes
lacunes du CGI qu'on pourraient
améliorer (voir ci-dessus). Ces dispositions légales pourraient,
une fois adaptées, devenir autant de mesures EN FAVEUR de la
mobilité douce (au même titre que le Code de la route amendé
en Code de la rue, les aménagements
de la chaussée etc)
Favoriser
ceux qui ne polluent pas du tout !
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Au regard de notre législation on
donne des cadeaux à ceux qui polluent moins, mais pas à
ceux qui ne polluent pas du tout - c'est un système
injuste et illogique. Car l'esprit des encouragements financiers est
de polluer le moins possible, pas simplement moins. On devrait remettre
le système de valeurs sur les pieds : aller à pied ne
pollue pas, pédaler ne pollue pas. Cela devrait être la
norme et le point de départ, ensuite on pollue de plus en plus.....
et on devrait payer plus ou avoir moins d’avantages financiers.
Débats
au Sénat en 2003
haut
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Séance du Sénat
du 21 novembre 2003
Article additionnel après l'article 4 bis
M. le président. L'amendement n° I-246 rectifié
bis, présenté par MM. Peyrat, Oudin et Geoffroy, est ainsi
libellé :
« Après l'article 4 bis, insérer un article additionnel
ainsi rédigé :
« Le 3° de l'article 83 du code général des
impôts est complété par un alinéa ainsi rédigé
:
« Dans le cadre des frais professionnels réels, il peut
également être admis les frais liés à l'achat
d'un vélo, dans la limite d'un montant de 150 euros, lorsque
le salarié atteste sur l'honneur effectuer les déplacements
entre le domicile et le lieu de travail à l'aide de ce moyen
de transport. »
L'amendement, après l'échange reproduit ci-dessous, a
été retiré par son auteur.
M. Alain Lambert, ministre délégué.
Cela étant, cette proposition mérite d'être prise
au sérieux. Au regard des principes régissant notre fiscalité,
les salariés, lorsqu'ils optent pour la déduction du montant
réel et justifié de leurs frais professionnels, peuvent
notamment déduire les frais de transport du domicile au lieu
de travail.
A cet égard,
les frais de déplacement sont déductibles quel que soit
le moyen de transport utilisé, pour autant qu'ils ont été
exposés pour des déplacements professionnels. Or la disposition
présentée, qui prévoit un plafonnement des dépenses
visées à 150 € et la production d'une attestation
sur l'honneur, me paraît en retrait par rapport au droit en vigueur.
C'est pourquoi je vous demande de bien vouloir retirer cet amendement,
monsieur Oudin. A défaut, je suggérerai à la Haute
Assemblée de le rejeter.
M. le président. La parole est à M. Jacques
Oudin.
M. Jacques Oudin. Les explications de M. le ministre
me satisfont tout à fait. Si les frais peuvent être inclus
dans les frais réels déductibles, cela profitera aux salariés
qui utilisent ce mode de transport hygiénique et peu polluant
qu'est la bicyclette.
Toutefois, monsieur le ministre, il serait souhaitable que la bonne
volonté que vous manifestez ce soir devant nous puisse être
partagée par tous les contrôleurs des impôts du territoire.
En effet, des difficultés se sont fait jour pour les contribuables
concernés, et c'est pourquoi nous avons déposé
cet amendement.
Par conséquent, nous vous demandons de bien vouloir transmettre
le message que vous nous avez délivré à tous les
fonctionnaires relevant de la direction générale des impôts
chargés de contrôler la déclaration des frais réels
de transport. Dans cette attente et au bénéfice des explications
que vous avez données au Sénat, monsieur le ministre,
je retire bien volontiers cet amendement.
M. le président. L'amendement n° I-246 rectifié
bis est retiré.
Réflexions
d'un spécialiste
Les incitations fiscales sont bien difficiles à mettre en oeuvre
en particulier :
En guise de comparaison
Disposition
du gouvernement de Belgique:
"Celui qui participe aux déplacements domicile/lieu de travail
autrement qu’au moyen de sa voiture personnelle (co-voiturage,
vélo, marche à pied,..) peut déduire un montant
forfaitaire de 0,15 EUR par km au titre de frais professionnels réels
(art 66 bis C.I.R. 1992). Cette mesure a été introduite
par l’A.R. du 12 mai 2004(23). Ce forfait ne joue actuellement
que pour une distance maximale de 50 km par trajet simple. Le Conseil
des Ministres des 20 et 21 mars 2004 d’Ostende a décidé
qu’à partir du 1er janvier 2005, ce plafond sera porté
à 75 km par trajet simple, et à partir du 1er janvier
2006, à 100 km par trajet simple."
Parking
= avantage en nature ! haut
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Information restituée dans Vélocité 83
- décembre 2005 - (une excellente revue éditée
par la Fubicy, abonnement annuel 14
euros pour 5 numéros), dans les pages "Actualité
en bref", article de Christian de Valence :
Aide de l’URSSAF aux PDE ?
"L’URSSAF rappelle que les parkings payants des voitures
offerts aux salariés sont un avantage en nature. A Orléans,
collectivités et administrations occupent la majorité
des places des parkings publics de centre-ville, entre voitures de fonction
et places payées. Désormais les salariés devront
cotiser, ou bien prendre les Transports en commun ou leur vélo."
Cette info vient de la Republique du Centre du 29 nov 2005 : (je cite)
"Utilisation de places de parking : des salariés devront
payer" En raison de la réglementation, l'URSSAF demande
à son personnel de prendre en charge, au 1er janvier (2006),
une grande partie de l'abonnement. Des mesures déjà effectives
dans deux autres organismes" (la mairie d'Orléans en particulier).
"Monique Cazuli, directrice de l'URSSAF, a envoyé courant
2005, un courrier aux organismes de Sécurité sociale pour
leur rappeler la réglementation concernant les avantages en nature.
Le fait de bénéficier d'un parking loué par l'employeur
en fait partie. ... et la directrice de l'URSSAF a appliqué ces
textes dans son propre organisme.... La CPAM a également tranché...."
etc, etc.
Deux observations de Christian de Valence :
- comment faire pour que cette mesure soit bien appliquée partout
?
- c'est l'inverse du chèque déplacement "TC/Vélo"
(au lieu de "gratifier" la non utilisation de la voiture,
on "pénalise" l'utilisation de la voiture)
Autopartage
et fiscalité en France haut
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A Marseille, il y a la coopérative autopartage
qui permet d'avoir accès à une voiture aux personnes n'ayant
pas de véhicule personnel et n'en ayant que l'utilité
occasionnelle (déménagements, vacances, balades) et se
déplaçant par d'autres moyens de locomotion. L'achat des
parts sociales donne droit à 250 euros de crédit d'impots
au titre d'investissements dans les PME (déductible des impots
et non sur les revenus ou les frais réels) Déjà
pas si mal, non?