Rapport du Professeur Jean-François Toussaint
:
"Retrouver sa liberté de mouvement" (2008)

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Le Professeur parle de la marche et du vélo comme des outils quotidiens, favorisant non seulement de mobilité mais aussi la santé. On montre que l'aménagement urbain et l'information ont un rôle primordial à jouer dans les choix de mobilité. On propose une défiscalisation pour ceux qui font le choix d'aller au bureau à vélo... etc !

Le rapport "Retrouver sa liberté de mouvement" (à télécharger 2,2 Mo, 295 pages)

Quelques citations
Afin d'intégrer ces actions dans le cadre environnemental, la commission recommande de prendre en compte la santé dans les politiques publiques d'aménagement du territoire et d'urbanisme en favorisant la mobilité à force humaine dite mobilité douce ou mobilité « active ». Pour ce faire, la commission propose que l'aménagement de l'espace collectif soit conçu de manière à ce que chacun puisse facilement augmenter sa dépense énergétique par des activités intégrées dans ses pratiques quotidiennes avec une amplification des expériences facilitant l'usage partagé du vélo, la sécurisation des parcours et un accroissement des zones urbaines en limitation de vitesse à 30km/h, voire 20km/h dans certaines zones centrales, afin de faciliter la mixité d'usage et d'inciter à la marche et aux déplacements à vélo.

A partir de la page 202 :
IV. Propositions 204
1. Aménagement de l'environnement urbain 204
2. Aménagement de l'environnement rural 209
3. Promotion de l'activité physique et des mobilités douces 211
4. Compétences 215
5. Législation 217
3. Créer et sécuriser des pistes et bandes cyclables. Faire en sorte que le vélo ait réellement sa place dans les rues et installer chaque fois que c'est possible des vélos en « libre service ».

4. Créer des places de stationnement abritées et sécurisées (possibilité de cadenasser le vélo à un support) et facilement accessibles (proches du logement, des lieux de travail, des commerces, des équipements et installations publiques, des interfaces de transport).

6. Assurer la continuité des réseaux piéton et cyclable.

40.Doter la commune d'une structure pérenne chargée de la promotion et de la mise en oeuvre de mesures favorables aux piétons et aux cyclistes en nommant un Responsable « Mobilité Active », afin d'améliorer le bien être et la santé des citoyens en leur proposant un environnement plus sain. Ce référent pourra analyser, centraliser et coordonner les demandes de projets allant dans ce sens pour une meilleure prise en compte des déplacements à pied et à vélo dans la cité et l'intercommunalité, et se poser comme avocat de la mobilité active dans tous les projets.

42.Conditionner l'obtention des permis de construire des bâtiments publics à la mise en place et à l'accessibilité des escaliers, des abris à vélos ainsi qu'au « prolongement d'extérieur » favorisant les activités physiques de proximité.

43.Entretenir les aménagements cyclables, assurer leur sécurité, et leur éclairage afin qu'ils soient utilisés dans la durée.

45.Reconnaître les associations co-gestionnaires de l'espace public par un subventionnement.

46.Mettre en place un suivi de la progression des déplacements à pied et à vélo et en informer le public.

49. Prôner l'exemplarité des administrations en mettant à disposition des vélos de service ou en offrant un vélo au personnel renonçant à venir en voiture

59.Favoriser le choix des déplacements professionnels à vélo en proposant une mesure de défiscalisation à hauteur de 200 euros par an à ceux qui choisissent d'utiliser leur vélo (on peut insister sur les personnes résidant dans un rayon situé à moins de 10 km sans pour autant pénaliser ceux qui résident plus loin et qui souhaitent aussi utiliser ce moyen de transport).

64.Communiquer sur ce qui a été fait pour réduire les facteurs constituant un frein à l'usage du vélo en ville (dangerosité, distance, lenteur).

65.Informer régulièrement les habitants sur les programmes d'aménagements réalisés en faveur des piétons ou des cyclistes.

67.Donner la priorité aux modes de déplacement doux (marche, vélo) sur les autres modes de déplacements individuels motorisés.

68.N'autoriser une limite de vitesse à 50 Km/h que s'il peut être démontré que ces rues garantissent une sécurité suffisante des piétons et cyclistes par des aménagements adéquats. Dans le cas contraire, limiter la vitesse à 30 km/h.

75.Introduire l'obligation, pour toute implantation d'entreprise de plus de 20 employés, d'établir un « plan de mobilité d'entreprise » comprenant un volet « vélo ». A adapter en fonction des infrastructures existantes et de l'environnement (urbain, rural). Renforcer les dispositions du Plan de Déplacements Urbains dans ce sens. Prendre en compte les besoins des cyclistes : places de stationnement, vestiaires, douches.

76.Modifier les normes de construction et réfection des routes pour que les mobilités douces soient systématiquement prises en compte.

89. Prise en compte systématique du vélo dans tout nouvel aménagement.

93. Collaborer avec les commerces (centres commerciaux et centre-ville commerçants) afin qu'ils mettent en place des systèmes facilitant les achats à pied ou en vélo.

 

 

 

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