Résumé
des réflexions générales
- mieux
vaut une voie mixte bus + vélo que rien pour les vélos
- mieux vaut une
voie mixte bus + vélo qu'une voie bus vide critiquée
par les automobilistes
- avoir
la largeur pour dépasser (4,50m)
- ou
des endroits (surlargeur) pour dépasser le cycliste
- ne
pas confondre vitesse moyenne (bus = vélo) et vitesse de pointe
(le bus risque d’être ralenti par un cycliste; le cycliste
risque d’être gêné par un bus qui le talonne)
- ce
sont donc surtout les cyclistes lents qui posent problème
- important
aussi: la fréquence des bus. La rue de Rivoli est sans doute
un cas extrême. Là, une piste cyclable serait peut-être
quand-même une solution.
Britta Boutry 25 sept 2005
Argumentaires
en faveur de voies bus + vélos haut
de page
Envisager
mixité plutôt que séparation
1/
on peut souvent trouver la place pour élargir la voie de bus,
alors qu'il en faut beaucoup plus pour faire une vraie piste cyclable;
2/ il n'est pas souhaitable de multiplier à l'infini les voies
spécialisées. Si l'on a une piste cyclable ET une voie
de bus, cela fait, avec les piétons et les voitures, quatre zones
différenciées, ce qui rend l'espace difficilement lisible
et multiplie les occasions de conflits;
3/ la cohabitation entre cyclistes et bus fonctionne, depuis des années,
dans de nombreuses villes de France. A Paris, nous avons organisé
il y a plusieurs années plusieurs séances de travail avec
des conducteurs de la RATP, et celle-ci a intégré dans
la formation de ses conducteurs les résultats de ces réunions;
4/ la visibilité de la complémentarité entre les
TC et la bicyclette est aussi importante à assurer que celle
de la bicyclette seule.
Abel Guggenheim 24 sept 05
Le vélo n'est pas obligatoirement une gêne haut
de page
Bien
évidemment, il n'est pas contestable de dire qu'il vaut mieux
des voies spécifiques partout. Par contre, le vélo n'est
pas une gêne pour les bus si on considère que le vélo
va plus vite et qu'il n'est souvent pas en position d'être doublé.
Le problème du dépassement est à mon avis un faux
problème. Par contre, ce n'est pas vrai pour les taxis qui ont
des fréquences aléatoires.
Il ne faut pas faire abstraction de l'histoire du vélo en ville.
Les couloirs bus vélo ont été instaurés
parce que que les pouvoirs publics n'ont pas voulu prendre d'espace
sur la voiture. Nous avons été obligé de vivre
avec cela.
Dominique Bied 24
sept 05
Témoignage
d'un de nos adhérents parti en Australie :
"Les vélos sont très présents a Sydney où
ils empruntent les voies de bus. Il semble qu'ils aient priorité
sur les bus car ceux-ci attendent derrière les cyclistes sans
broncher, klaxonner, vitupérer, mais attendent patiemment de
pouvoir les dépasser en toute sécurité ... bref,
ça se passe dans le calme et la sérénité
(comme la circulation de façon générale)."
(14 mai 2008)
La
complémentarité vélo+TC haut
de page
est
essentielle en ville car aucun des 2 seuls ne pourra offrir des alternatives
réalistes à tous les citadins, alors qu'avec les 2 on
peut (presque) tout faire.
Je trouve personnellement les couloirs bus plus confortables que les
bandes cyclables. Mais les vélos peuvent ralentir les bus, car
si leur vitesse moyenne est proche, leur vitesse de pointe est différente.
Ca peut être un vrai problème car toute perte de vitesse
commerciale induit un surcoût en nombre de conducteurs à
fréquence égale, et en plus fait baisser la fréquentation
des bus. Mais dans la plupart des villes de province, la cadence des
bus dans un couloir est très inférieure à ce qu'on
voit, au hasard, rue de Rivoli. Il est donc assez rare que bus et vélos
se gênent vraiment. Et il faut bien que les vélos passent
quelque part!!!
En outre, j'observe que souvent, les cyclistes lents ne se sentent pas
à l'aise quand ils sont talonnés par un bus, et cèdent
le passage au niveau de la première surlargeur venue. Les cyclistes
rapides ne ralentissent pas les bus.
Monique Giroud 25 sept 05
Perte
de temps - pour qui? haut
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De:
Abel GUGGENHEIM <autostroika@wanadoo.fr>
Date: 26 septembre 2005 12:27:40 GMT+02:00
Je ne crois pas que Lucien Alessio exagère: ce discours est effectivement
celui de nombreux automobilistes, ceux qui te klaxonnent dans une rue
étroite où ils n'auraient la place de te doubler (en te
frôlant) que si tu roulais bien dans la zone d'ouverture des portières,
alors qu'ils sont à quelques dizaines de mètres du carrefour
où ils devront de toutes façons s'arrêter ou ralentir.
Ils ont l'impression que tu leur fais perdre une éternité
alors qu'ils perdent au plus deux ou trois secondes.
Ton calcul est du même ordre, Julien: tes dix-huit secondes supposent
que le bus roule à 30 km/h pendant 300 mètres, donc circule
sans autre obstacle dans un intervalle d'au moins 500 mètres
entre deux arrêts et/ou feux. Les conducteurs de bus (et leurs
passagers) aimeraient bien que ce cas de figure soit fréquent.
La vitesse effective des bus entre deux causes d'arrêts est malheureusement
souvent bien moindre!
Les conducteurs de bus sont des professionnels, qui roulent toute la
journée, et se rendent bien compte de la réalité.
Ce qu'ils disent lorsqu'on les interroge, c'est qu'il arrive effectivement
que des cyclistes leur causent des ralentissements, mais que ces ralentissements
sont négligeables, en nombre comme en durée et parfois
en manoeuvres supplémentaires, par rapport surtout aux stationnements
de voitures (devant un pressing, j'en ai pour deux minutes pour prendre
mon pantalon, un fast food, un fleuriste ou un loueur de vidéos),
mais aussi par le nombre d'autres véhicules, autorisés
(taxis, ambulances, véhicules de secours) ou non (motos zagzigantes
surtout) qui y circulent.
Là où existent des couloirs de bus, y faire circuler les
vélos est le plus souvent LA vraie bonne solution, et c'est précisément
dans les autres rues qu'il faut plutôt développer des pistes
et bandes cyclables. Elles ont bien plus utiles là que dans des
rues équipées de couloirs de bus, où la place n'existe
le plus souvent pas pour les implanter. Abel Guggenheim
Code
de la rue et couloir bus haut
de page
Actuellement,
dans le cadre de la démarche "Code de la rue", une
réflexion est menée sur la mixité possible dans
les voies bus. Ne perdons pas de vue que la mixité doit avoir,
à notre avis, pour objectif de
- favoriser les
modes de déplacement propres
- sécuriser
le cycliste
- garantir le temps
de parcours du bus indépendemment de l'heure de la journée
Réalisations haut
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Cet aménagement a été
réalisé à Nantes il y a dix ans, rue Paul Bellamy.
Voir ci-après, projet 1)
Projets haut
de page
1)
Rapport PREDIT et Yan Le Gal : La voirie, un patrimoine à réhabiliter
(1996-2000) haut
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Schéma planche 7 et 8 (pp. 44 et 45 du document):
Source : portail.documentation.developpement-durable.gouv.fr/.../CETTEXST004972_2.pdf
(lien inactivé)


2) Voie bus à l'approche,
Comité d'axe Chateau-Landon - Melun (2007) haut
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L'idée de la création
d'une voie bus à l'apporche des carrefour est à la fois
pour fluidifier la circulation des bus et pour faciliter la desserte
des points d'accès. Planche 18, Source : www.conso-briard.org/images/2cp.pdf
(lien inactivé)

3) Proposition
de Yan Le Gal pour la ZAC des Docks, ville de Saint-Ouen (93) en 2009
Schéma planche 13 (voir aussi planche 17)
qui illustre la voie bus alternée avant feu tricolore.
Source : www.ville-saintouen.fr/.../PresentationPoleCitoyens11Fevrier2009DerniereVersion_4610.pdf
(lien inactivé)

4) Pour Paris, il existe une
proposition pour trois tronçons sur la rue Lafayette
haut
de page.
Document Frédéric Héran (MESHS - CNRS), à
télécharger en pdf 1 page A4
